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FUTILE
COTRE DE 12,80 m
Constructeurs : Raymond
LABBE & André RAMEAU
Conseil : Eric
TABARLY
Voiles : Victor Tonnerre
Espars : Jean-Pierre
Maréchal
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Longueur hors tout 12.85 m Longueur coque 12.85 m Longueur à la flottaison 10,16 m Largeur maxi 3,60 m Largeur à la flottaison 3,23 m Franc bord à l'étrave 1,26 m Franc bord au tableau 0,98 m Creux sous la flottaison 3,53 m Tirant d'eau 2,08 m Déplacement 10 600 Kg Poids du lest 3400 Kg Jauge IRC : TCC 0.978 |
Fin 1995, ayant un projet de bateau classique de taille raisonnable, un
ami d'Eric Tabarly lui a demandé conseil pour le choix d'un bateau,
d'un architecte et d'un constructeur. Eric voulait un grand TUMLARE.
La taille devait être celle du bateau de Philippe Poupon sur lequel
ils avaient navigué ensemble aux Antilles.
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Surface de voilure au près 98.0 m² Surface de foc 41.0 m² Surface de trinquette 14.0 m² Surface de grand voile lattée 43.0 m² Tirant d'air 18,75 m Surface de spi 120
m²
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La réalisation
de la coque est confiée à Raymond Labbé à Saint
Malo. Le TUMLARE est un splendide quillard de 8,60 m avec arrière
norvégien. Bien que je partage entièrement l'amour d'Eric
pour ce plan de Knud Reimers. Sa finesse comparable à celle d'un
Dragon rendait impossible une extrapolation à moins de quinze mètres
en conservant la hauteur sous barrots et les emménagements demandés.
La quille longue n'était pas le meilleur choix pour un bateau devant
être utilisé souvent en solitaire. En définitive, FUTILE
ne ressemble pas vraiment à un TUMLARE mais conserve un air de famille
avec le style Reimers. L'arrière norvégien a disparu pour
cause de barre à roue. Le déplacement est sensiblement augmenté
pour cause d'emménagements. Ceci donne, avec une carène classique
en V, une profondeur suffisante pour conserver une silhouette élégante.
Les formes reprennent les éléments des carènes de
course les plus efficaces avant que la jauge ne donne un avantage déterminant
aux coques à fond plat. Le plan d'emménagements est l'optimisation
d'un schéma classique avec deux cabines confortables et la possibilité
de coucher trois personnes dans le carré. Ils sont conçus
pour le voyage avec des volumes de rangement importants. La sécurité
est renforcée par quatre cloisons étanches dont deux avec
portes. La finition et les emménagements ont été confiés
à André Rameau à Etel.
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Matériau : Acajou moulé collé époxy sur lisses jointives et membrures lamellées - stratification époxy. Pont en CP latté teck, superstuctures en acajou. |
Le cockpit est vaste
avec une table pliante à demeure et les winches rassemblés
autour du barreur. Le passage vers la descente ménage une place
de choix pour manœuvrer les drisses.
Une annexe à
clins Chaussivert trouve sa place entre le roof et le bas étai.
Les vernis peuvent paraître un luxe inutile. C'est surtout joli et
cela ne demande pas plus de temps et d'habileté qu'entretenir un
petit carré de jardin plutôt qu'une cour en ciment.
Les élancements
donnent une base généreuse à la voilure, de telle
sorte que les voiles n'ont pas de recouvrement malgré une surface
importante. La grand voile est lattée, le yankee et la trinquette
sont sur enrouleur. Le mât est très reculé de façon
à dégager le carré et cette disposition permet ce
qui me paraît le plan de voilure idéal avec des enrouleurs.
Un yankee sans recouvrement avec un bas étai très reculé
permet de virer facilement et de garder un maximum d'efficacité
en réduisant. Une petite trinquette reste une voile de gros temps
efficace en évitant le recours au tourmentin. Un grand plaisir dans
cette étude aura été de ne pas faire un bateau rétro,
mais plutôt un bateau moderne en conservant un style très
attachant.
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LA CUISINE AVEC UN PLAN DE TRAVAIL TOUT INOX COMPRENANT LE FRIGO ET LA CUVE DU RECHAUD/FOUR.
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LE POSTE AVANT CONSTITUE UNE VASTE SOUTE |
Eric Tabarly a souvent
été à la pointe du progrès, mais il n'aimait
pas seulement PEN DUICK comme le bateau de son Père ou un plan Fife.
Il n'a jamais envisagé qu'un voilier doive être une maison
flottante. La futilité est une ambition sérieuse. Ce projet
aura pris trois ans depuis la première réunion à Paris
jusqu'aux essais à Etel, personne n'était pressé.
Il aura mobilisé beaucoup d'énergie, Patrick Tabarly, Jean-Claude
Goïot, et Alain Glicksman ont également donné de précieux
avis. Raymond Labbé, André Rameau, Victor Tonnerre et Jean-Pierre
Maréchal avaient envie faire un très beau bateau. A emménagements
et équipement comparables, le budget reste celui des belles séries
scandinaves. Une seconde unité a été commandée
au salon pour une constrution par le Chantier du Guip à Brest.
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LE
PONT BIEN DEGAGE PERMET LA MISE EN PLACE DE L'ANNEXE.
LE
COCKPIT EST AVANT TOUT FONCTIONNEL AVEC LES WINCHES AUTOUR DU BARREUR ET
UN SUPPORT DE BARRE RECEVANT LES COMMANDES, LES VENTILATIONS ET UNE VASTE
TABLE.
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